À Toulon, lire le parc diagnostiqué à travers les appartements et la copropriété
L’analyse datée du 11 octobre 2026 porte sur 42 583 diagnostics enregistrés à Toulon, issus de l’extraction ADEME du 28 septembre. Les données fournies ne ventilent pas ce total entre diagnostics collectifs et individuels, ce qui limite la lecture à l’échelle des copropriétés.

42 583 diagnostics enregistrés composent la base locale étudiée à Toulon dans cette analyse du 11 octobre 2026. La dernière extraction ADEME utilisée date du 28 septembre 2026 : c’est cette mise à jour des données, et non un événement municipal, qui constitue l’actualité. Pour lire les résultats sous l’angle des appartements et de la copropriété, une précaution commande toute l’analyse : le nombre d’enregistrements ne correspond pas à un nombre de logements uniques. Un même logement peut apparaître plusieurs fois. Autre limite déterminante, les éléments fournis ne séparent pas les diagnostics collectifs des diagnostics individuels. Ils permettent donc de décrire un corpus local, sans dresser le bilan énergétique de chaque copropriété.
Copropriété : ce que recouvrent les 42 583 diagnostics de Toulon
| Étiquette DPE | Diagnostics enregistrés à Toulon |
|---|---|
| A | 793 |
| B | 4 036 |
| C | 17 479 |
| D | 13 385 |
| E | 5 070 |
| F | 1 452 |
| G | 368 |
Le périmètre est celui de Toulon, dans le Var, identifié par le code INSEE 83137. La population communale de référence inscrite dans le jeu local est de 179 116 habitants, mais elle ne fournit pas un dénominateur permettant de mesurer la couverture des appartements diagnostiqués. Habitants, logements et diagnostics sont trois unités différentes. Pour une lecture centrée sur la copropriété, il faudrait également connaître la répartition des enregistrements selon leur échelle, collective ou individuelle. Cette ventilation n’est pas fournie ici. Le total de 42 583 décrit ainsi le volume de la base, pas le nombre d’appartements distincts, d’immeubles examinés ou de copropriétés représentées dans l’extraction.
- Date de l’analyse : 11 octobre 2026 ; dernière extraction ADEME utilisée : 28 septembre 2026.
- Unité du total local : diagnostics enregistrés, avec possibilité de plusieurs occurrences pour un même logement.
- Ventilation entre diagnostics collectifs et individuels : non fournie dans les éléments disponibles.
- Nombre d’appartements uniques et nombre de copropriétés représentées : non déterminables à partir du seul total.
Du collectif à l’appartement : deux lectures que le total ne sépare pas
La première question posée par l’angle de la copropriété est celle de l’objet effectivement décrit par chaque résultat. Dispose-t-on d’un diagnostic collectif ou d’un diagnostic individuel ? Les faits transmis ne permettent pas de répondre en répartissant le corpus entre ces catégories. Il serait donc trompeur de présenter les proportions communales comme celles des seules copropriétés, ou comme un relevé exclusivement consacré aux appartements. La distinction doit rester visible tout au long de la lecture. Une statistique calculée sur l’ensemble des diagnostics enregistrés conserve ce périmètre, même lorsque l’on s’intéresse plus particulièrement à la situation d’un appartement ou à celle de l’immeuble auquel il appartient.
La seconde question porte sur l’articulation entre les deux échelles. Aucune correspondance entre un diagnostic collectif et les diagnostics individuels des appartements d’un même immeuble n’est donnée dans les éléments disponibles. Il n’est donc possible ni de mesurer leurs éventuels écarts, ni d’affirmer qu’ils concordent, ni de compter les appartements concernés par un résultat collectif. Cette absence de rapprochement limite les conclusions concrètes : les données communales apportent un contexte, mais elles n’attribuent pas une étiquette à une copropriété particulière. Elles ne permettent pas davantage de déduire le classement d’un appartement à partir du profil majoritaire du corpus. Le passage du collectif à l’individuel reste ici une question non documentée.
À Toulon, 41,0 % de C : un repère qui ne classe pas chaque appartement
La répartition énergétique donne une place importante à l’étiquette C, avec 17 479 diagnostics, soit 41,0 % des enregistrements. L’étiquette D rassemble 13 385 diagnostics, soit 31,4 %. À l’autre extrémité de la répartition, A représente 793 diagnostics, soit 1,9 %, et B en compte 4 036, soit 9,5 %. Ces résultats décrivent la composition de la base à l’échelle de Toulon. Ils ne renseignent pas séparément la distribution des appartements, des diagnostics collectifs ou des copropriétés. Pour un lecteur qui s’intéresse à son immeuble, la conséquence est précise : la fréquence d’une étiquette dans le corpus ne donne pas la probabilité documentée que son appartement porte cette même étiquette.
Les classes les moins favorables doivent être lues avec la même unité. La base comprend 5 070 diagnostics E, soit 11,9 %, 1 452 diagnostics F, soit 3,4 %, et 368 diagnostics G, soit 0,9 %. Ensemble, F et G représentent 1 820 diagnostics enregistrés, soit 4,3 %. Ce dernier chiffre ne signifie pas que Toulon compte exactement 1 820 logements uniques relevant de ces deux classes. Il ne mesure pas non plus un nombre de copropriétés concernées. Les répétitions possibles d’un même logement et l’absence de ventilation collective ou individuelle empêchent cette conversion. Les pourcentages restent utiles pour situer le poids de ces étiquettes dans l’extraction, à condition de ne pas changer leur dénominateur.
- A et B : respectivement 793 et 4 036 diagnostics enregistrés, soit 1,9 % et 9,5 % du corpus.
- C et D : respectivement 17 479 et 13 385 diagnostics enregistrés, soit 41,0 % et 31,4 %.
- E : 5 070 diagnostics enregistrés, soit 11,9 % ; aucune ventilation par copropriété n’est fournie.
- F et G : 1 820 diagnostics enregistrés réunis, soit 4,3 %, sans équivalence établie en logements uniques.
1948-1974 : 49,7 % du corpus géolocalisé, sans verdict sur les copropriétés
La période de construction dominante est 1948-1974 : elle représente 49,7 % du corpus géolocalisé. Le jeu local indique aussi 26,8 % de bâti antérieur à 1949, 76,5 % antérieur à 1975 et 91,7 % relevant des périodes antérieures à 2001. Ces repères donnent de la profondeur à la lecture du parc diagnostiqué, notamment lorsque l’on s’intéresse aux immeubles et aux appartements. Ils ne forment toutefois pas une série de catégories à additionner : les seuils « antérieur à » se recouvrent, et la période dominante est exprimée pour le corpus géolocalisé. La précision du périmètre compte autant que le pourcentage pour éviter de transformer ces données en un inventaire des copropriétés.
L’ancienneté du bâti ne peut pas, à elle seule, expliquer la répartition des étiquettes observée à Toulon. Les faits fournis ne croisent pas les périodes de construction avec les classes énergétiques, ni avec le caractère collectif ou individuel des diagnostics. On ne peut donc pas attribuer les enregistrements F ou G à une génération particulière d’immeubles, ou présenter les bâtiments de 1948-1974 comme responsables d’un résultat énergétique communal. De même, aucun historique de travaux n’est fourni. La conséquence pour l’analyse de copropriété est de garder séparés deux constats : certaines périodes pèsent fortement dans les données, et certaines étiquettes sont plus fréquentes. Leur coexistence ne démontre pas un lien de causalité.
61 m² et 174 kWh/m²/an : des médianes, pas le portrait d’un appartement
Les maisons individuelles représentent 9,3 % dans les données fournies. Cette information donne un repère sur leur place, mais elle ne constitue pas une ventilation complète entre appartements, copropriétés et diagnostics collectifs. Il serait notamment imprudent de nommer automatiquement tout le reste « appartements en copropriété » sans disposer des catégories correspondantes. La surface médiane est de 61 m². Là encore, le chiffre ne décrit pas séparément les appartements et ne renseigne pas la surface d’un immeuble collectif. Il ne permet pas non plus de dénombrer les logements d’une copropriété. Pour conserver une lecture exacte, il faut le présenter comme un indicateur synthétique du jeu local, sans lui attribuer une catégorie absente des faits.
La consommation médiane atteint 174 kWh/m²/an, tandis que le coût énergétique annuel médian estimé est de 884 €. Ces deux médianes ne sont pas présentées comme les caractéristiques d’un même appartement, et rien ne permet de les rattacher à une copropriété donnée. Le montant de 884 € doit conserver sa qualification d’estimation : ce n’est pas une dépense observée attribuable à tous les logements. Le chauffage principal indiqué dans l’extraction est l’électricité, avec 21 786 diagnostics. Ce décompte ne précise pas la répartition entre équipements collectifs et individuels. Il ne permet donc pas d’expliquer le coût médian par un mode de chauffage propre aux copropriétés, ni d’associer automatiquement électricité et classe énergétique.
La Beaucaire, Cathédrale et radon 3 : replacer les immeubles sans les classer
Les secteurs IRIS analysés sont La Beaucaire, Monserrat-Bonnes Herbes, Pont du Las I, Cathédrale et L’Escaillon. Leur présence dans le périmètre d’analyse ne s’accompagne ici d’aucun résultat chiffré propre à chacun. Il n’est donc pas possible de désigner le secteur où les appartements seraient les mieux classés, celui qui concentrerait les diagnostics collectifs ou celui qui compterait le plus de copropriétés en F et G. Les pourcentages communaux ne doivent pas être distribués fictivement entre ces secteurs. Pour la lecture locale, ces noms situent les espaces étudiés ; ils ne constituent ni un palmarès énergétique, ni une mesure des écarts entre immeubles, ni une comparaison documentée entre copropriétés.
Géorisques recense huit familles de risques : inondation, mouvement de terrain, séisme, feu de forêt, radon, risque industriel, nucléaire et transport de marchandises dangereuses. Le potentiel radon est indiqué à 3, tandis que la zone sismique n’est pas renseignée dans les faits disponibles. Ces informations ajoutent un autre registre de lecture du territoire, distinct des étiquettes énergétiques. Elles ne permettent pas d’affirmer qu’une copropriété précise est exposée à chacune des familles recensées, ni de relier un risque à son classement DPE. L’absence de zone sismique renseignée ne doit pas non plus être reformulée comme une absence de risque. Aucun croisement entre risques, secteurs IRIS et diagnostics d’appartements n’est fourni.
Appartements classés G, F ou E : lire les échéances sans compter les baux
En métropole, les logements classés G ne satisfont plus le critère de décence énergétique pour un nouveau bail depuis le 1er janvier 2025. Les échéances prévues concernent F en 2028 et E en 2034. Ce calendrier donne une portée concrète aux étiquettes relevées dans le corpus toulonnais, mais il ne transforme pas les 368 diagnostics G en autant de locations concernées. Les données transmises ne précisent ni le nombre de logements uniques classés G, ni leur situation locative, ni l’existence d’un nouveau bail. La même réserve s’applique aux diagnostics F et E. À l’échelle d’un appartement, le contexte communal ne remplace donc pas les informations propres au logement considéré.
La vente relève d’un autre périmètre dans les faits autorisés. L’audit énergétique réglementaire concerne la vente des maisons individuelles et des immeubles en monopropriété classés E, F ou G en métropole, avec l’entrée de la classe E dans ce champ depuis le 1er janvier 2025. Cette formulation ne permet pas d’étendre automatiquement cette obligation à la vente d’un appartement en copropriété. Elle impose aussi de ne pas confondre copropriété et monopropriété dans l’interprétation des chiffres locaux. Le corpus fourni ne dénombre pas les ventes, ne répartit pas les immeubles selon ces statuts et ne compte pas les audits concernés. Les diagnostics enregistrés ne constituent donc pas un volume de transactions soumises à audit.
- Nouveau bail en métropole : les logements G ne satisfont plus le critère de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025.
- Échéances prévues : 2028 pour les logements F et 2034 pour les logements E.
- Audit à la vente : le périmètre fourni vise les maisons individuelles et les immeubles en monopropriété classés E, F ou G.
- Application locale : les nombres de diagnostics ne donnent ni le nombre de nouveaux baux ni celui des ventes concernées.
Une méthode pour rapprocher collectif et individuel sans fabriquer de résultats
La méthode retenue consiste à conserver, pour chaque indicateur, son unité, sa date et son périmètre. Le total et les étiquettes décrivent des diagnostics enregistrés ; la période dominante renvoie au corpus géolocalisé ; les médianes résument les indicateurs fournis sans composer le portrait d’un logement type. Pour aller vers une analyse des copropriétés, il manque une ventilation collective et individuelle, un rapprochement des diagnostics d’un même immeuble et un décompte sans répétitions des logements. Ces absences définissent la limite du résultat publié. L’extraction du 28 septembre permet de décrire la composition du corpus utilisé au 11 octobre 2026, mais, sans série comparative fournie, elle ne démontre ni amélioration ni dégradation dans le temps.
Questions fréquentes
Les 42 583 diagnostics correspondent-ils à 42 583 appartements toulonnais ?
Non. Ce sont des diagnostics enregistrés sur le périmètre local, et un même logement peut apparaître plusieurs fois. Le total n’est pas limité aux appartements et ne donne pas le nombre de copropriétés représentées.
Peut-on comparer les diagnostics collectifs et individuels à Toulon ?
Pas à partir des seuls faits fournis. Ils ne ventilent pas les enregistrements entre ces deux échelles et ne donnent aucune correspondance entre les diagnostics d’un même immeuble. Les proportions communales ne permettent donc pas de mesurer leurs écarts.
Que représentent les 4,3 % de classes F et G ?
Ils correspondent à 1 820 diagnostics enregistrés : 1 452 en F et 368 en G. Il ne s’agit pas d’un décompte de logements uniques, d’appartements en location ou de copropriétés concernés.